Les médias (dont Le Parisien) ont annoncé en décembre 2019 qu’il se pourrait que le prix de l’électricité augmente entre 3 à 4% dès janvier 2020. Cependant, la CRE n’a pas confirmé cette information. Cette hausse aurait pu s’expliquer par le fait qu’EDF ait l’obligation de commercialiser le MWh d’électricité nucléaire à 42€ destinée aux fournisseurs alternatifs (concurrents d’EDF) par le biais de l’ARENH. Cependant, EDF ne peut vendre plus de 100 TWh chaque année. Si ce seuil est dépassé, les concurrents d’EDF doivent acheter leur énergie auprès des marchés de gros sur le marché européen ou directement chez le producteur.

Le MWh d’électricité nucléaire coûtera normalement 45€ au lieu de 42€. Cela signifie que le prix de l’électricité augmentera logiquement puisque le mix énergétique en France représente une part de 71% par atome. De plus, le seuil de l’ARENH de 100 TWh restera à ce niveau, ne permettant pas ainsi de répondre à la demande des fournisseurs d’électricité qui se fourniront directement sur le marché de gros avec un prix supérieur à celui proposé par l’ARENH.

Ce n’est qu’en janvier 2020 que la CRE aborde le sujet d’une hausse des tarifs réglementés de 2,4% pour les particuliers et les petits professionnels (éligibles au Tarif Bleu EDF). Le gouvernement a confirmé cette hausse le 22 janvier 2020. Les nouveaux tarifs de l’électricité entreront en vigueur dès février 2020. Selon le texte, cette évolution des prix correspondrait approximativement à une hausse 21 € en moyenne sur la facture d’électricité.

L’augmentation des prix s’explique par une hausse des coûts d’approvisionnement, ajoutée à un rattrapage d’une période de deux ans entre les coûts et les prix appliqués pendant 2019. Ce retard est dû au gel des tarifs de l’électricité pendant l’hiver 2019.